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À ces phénomènes s’ajoute l’osmose. L'osmose, c'est ce phénomène physique qu'on observe qu'une substance va toujours "du plus concentré" vers "le moins concentré" à travers une membrane semi-perméable. | À ces phénomènes s’ajoute l’osmose. L'osmose, c'est ce phénomène physique qu'on observe qu'une substance va toujours "du plus concentré" vers "le moins concentré" à travers une membrane semi-perméable. | ||
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Maintenant nous séparons le verre d'eau en deux avec une membrane et on ajoute une goutte de colorant d'un seul côté. Là il est possible d'obtenir deux résultats différents en fonction des caractéristiques de la membrane : | Maintenant nous séparons le verre d'eau en deux avec une membrane et on ajoute une goutte de colorant d'un seul côté. Là il est possible d'obtenir deux résultats différents en fonction des caractéristiques de la membrane : | ||
Auteur
Gaëlle IDF | Dernière modification 18/02/2026 par Geneviève
végétaux, pollution, racines, filtrer, polluants, transpiration des plantes, plantes, capillarité, osmose Capillarit__dans_le_celeri_3.jpg
En chimie, les groupement d'atomes dont l'absorption lumineuse cause la couleur s'appelle un chromophore. Un colorant soluble se désigne comme teinture, sinon c'est un pigment.
Dans les techniques d'application, comme la pharmacie ou la cuisine, un colorant peut contenir une combinaison de molécules solubles et de particules insolubles. En biologie, on parle de pigments plus que de colorants, dans tous les cas.Pour commencer, rassemble le matériel nécessaire à l'expérience :
- un verre
- une planche à découper
- un couteau
- de l’eau
- du colorant alimentaire de couleur vive (rouge, bleu ou vert) ou de l’encre rouge ou bleu foncé
- une branche de céleri avec des feuilles
- 2 sacs en plastique transparents
- 2 élastiques
Si tu as, tu peux utiliser aussi :
- 2 verres
- de l’argile en poudre
- du sel
- du papier essuie-tout
- Ajoute du colorant alimentaire ou de l’encre dans un verre d’eau.
- Fais tremper la branche de céleri dans l’eau colorée.
- Avec un sac plastique, enferme hermétiquement une feuille attachée à la branche de céleri à l’aide d’un élastique.
- Enferme juste de l’air avec un autre sac et ferme-le hermétiquement, de la même façon.
- Observe régulièrement le céleri et les sacs plastiques.
- Attends le lendemain pour réaliser la suite de l’expérience.
- Observe les feuilles du céleri : que vois-tu ?
- Observe également les deux sacs plastiques. Que se passe-t-il sur leurs parois ? Voit-on la même chose sur les parois des deux sacs ? Pourquoi ? À quoi sert le sac vide ?
Tu peux compléter cette expérience en la reproduisant avec des fleurs blanches. Après les avoir trempées quelques jours dans l’encre ou le colorant alimentaire, tu pourras voir les pétales se colorer !
Découvre le rôle des racines :
- Dépose de l’argile en poudre dans un verre et mélange-la avec du sel.
- Verse de l’eau pour obtenir un mélange liquide (ce mélange représente la terre d’un sol).
- Tords une bande de papier essuie-tout et plonge-la dans ce mélange (cette bande de papier représente une racine d’une plante).
- Fais pendre l’autre bout de la bande de papier essuie-tout au-dessus d’un verre vide (qui représente la plante).
- Au bout d’1 heure, trempe ton doigt dans l’eau qui s’est déversée dans ce verre. Quel goût a-t-elle ?
- Si tu ne veux pas goûter l’eau, tu peux la laisser s’évaporer, puis observe ce qu’il reste au fond du verre !
On observe que :
Étape 3 :
Étape 4 :
Étape 3
Étape 4
La transpiration couplée à la capacité de tri des tissus de la plante permet à l'eau de circuler à travers les plantes et d'être évaporée dans l'atmosphère. La plante peut ainsi se nourrir, et dans certains cas capter certains polluants (ce qui se produit alors dépend de l'espèce que l'on étudie et du polluant en question).
Lorsqu'une espèce est capable d'absorber des métaux lourds et de les accumuler dans ses feuilles sans en mourir, on dit qu'elle est "hyperaccumulatrice" (voir ici). Certaines plantes sont capables d'accumuler du nickel, d'autres de l'arsenic, d'autres encore du cadmium... (voir ici).
Cette expérience montre qu'une plante se nourrit grâce à des phénomènes couplés : la capacité de la plante à "trier" ce qu'elle veut bien laisser circuler et ce qu'elle bloque, et la transpiration.
À ces phénomènes s’ajoute l’osmose. L'osmose, c'est ce phénomène physique qu'on observe qu'une substance va toujours "du plus concentré" vers "le moins concentré" à travers une membrane semi-perméable.
Si l'on met une goutte de colorant dans un verre d'eau puis qu'on le laisse reposer quelques heures, quand on revient, le colorant a envahi tout le verre d'eau de façon homogène. Cela, c'est la diffusion. Une partie du colorant a quitté la zone de l'eau où il était très concentré pour aller là ou il l'est le moins, jusqu'à ce que tout soit égal partout.
Maintenant nous séparons le verre d'eau en deux avec une membrane et on ajoute une goutte de colorant d'un seul côté. Là il est possible d'obtenir deux résultats différents en fonction des caractéristiques de la membrane :
1 - le colorant reste d'un seul côté : cela signifie que la membrane est imperméable
2 - le colorant diffuse du côté coloré vers le côté non coloré : cela signifie que la membrane est perméable
Il existe des membranes "semi perméables" : cela signifie qu'elles laissent passer certaines choses, et pas d'autres. On peut imaginer une membrane semi perméable qui laissera passer le colorant rouge, mais pas le bleu. Ou alors une membrane qui laissera passer le colorant rouge dans un sens, mais pas dans l'autre. Ou alors une membrane qui laissera passer l'eau, mais pas le sel. Dans ce dernier cas, il est même possible de voir des choses amusantes comme en realisant cette expérience avec des oursons en gélatine.
La racine se comporte comme une membrane semi perméable, elle est capable de laisser entrer certaines choses, et pas d'autres. Cette capacité est soigneusement régulée par la plante en fonction de ses besoins. Dans certains cas, les plantes sont même capables d'aller contre l'osmose, c'est à dire que leurs racines vont pomper des éléments pour les faire rentrer (alors qu'ils sont plus concentrés à l'intérieur), ou les rejeter (alors qu'ils sont plus concentrés à l'extérieur).
C'est ainsi que les plantes peuvent se nourrir et rester en bonne santé même si elles ne se déplacent pas : elles trient ce qui entre et ce qui sort... dans la limite du raisonnable ! Si les conditions extérieures dépassent ce que la plante est capable de gérer, alors commencent à entrer ou manquer des éléments qui lui posent problème. Là, elle est en danger, elle est en mauvaise santé. Et si cela va trop loin, elle meurt. Un cactus est capable de résister à une très grande sécheresse car il est ultra performant pour capter et garder son eau (par contre il ne sait pas résister au trop d'eau).
Selon leur fonctionnement, les végétaux filtrent des polluants minéraux (sel...), organiques (pesticides...) et parfois des métaux lourds (cuivre, mercure, zinc, cadmium, fer, plomb...). Certaines plantes (tournesol, pissenlit, colza, orge, ortie, peuplier...), « hyper accumulatrices » d'un ou plusieurs métaux lourds, sont utilisées dans la décontamination de sols pollués. À maturité, elles sont récoltées, incinérées, et une partie des métaux peut être retraitée, puis réutilisée.
Les nombreux micro-organismes (champignons et bactéries) qui se développent autour des racines des plantes sont d'un grand secours dans la dégradation des polluants de l'eau et du sol, dont les hydrocarbures. La qualité de l'eau et des sols est donc préservée grâce à la biodiversité (végétale et microscopique).
C'est pourquoi aménager un couvert forestier près des rivières et des sites de prélèvement pour l'eau potable est un excellent moyen d'en limiter la pollution. En plus de filtrer les polluants, la litière forestière limite la pollution de l'eau en bloquant les sédiments et réduisant l'érosion des sols.
C'est par exemple le cas pour la ville de New York (USA) qui a revu sa gestion de traitement des eaux. Elle a restauré et protégé 5000 km² de vallées cultivées et de montagnes couvertes de forêts, pour garantir durablement la bonne qualité de l'eau qui alimente la ville. Et le tout pour un investissement de 1,5 milliard de dollars, alors que la construction d'une usine de traitement des eaux aurait coûté entre 6 et 8 milliards de dollars ! La nature fait parfois beaucoup économiser !
Plantes au secours du sol et des dunes
Group:Services écologiques : zoom sur la pollinisation
Le trombone qui flotte (lien avec la tension superficielle)
Le poivre fuyard (lien avec la tension superficielle)
Découvrir comment l'eau circule dans les végétaux.
Mallette « Biodiversité » APD/MNHN - Parcours 3 - Activité 7 (Quand les végétaux se chargent de la pollution). 2011.
Les échanges d'eau par la plante. http://s1.e-monsite.com/2009/04/28/20088206absorption-de-l-eau-pdf.pdf
Dernière modification 18/02/2026 par user:Geneviève.
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